L'épistémologie a pour objet l'étude des sciences. Elle s'interroge sur ce qu'est la science en discutant de la nature, de la méthode et de la valeur de la connaissance ...
Tout travail de recherche repose, en effet, sur une certaine vision du monde, utilise une méthode, propose des résultats visant à prédire, prescrire, comprendre, construire ou expliquer ...
Le chercheur se trouve dans les trois grands paradigmes épistémologiques usuellement identifiés comme les principaux repères épistémologiques en sciences de l'organisation : le paradigme positiviste, le paradigme interprétativiste et le paradigme constructiviste.
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1)
La nature de la connaissance produite
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- Paradigme positiviste : découvrir des lois qui s’imposent aux acteurs |
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La réalité existe en soi, elle possède une essence propre et elle a une ontologie |
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Le principe d’objectivité : l’observation de l’objet extérieur par un sujet ne doit pas modifier la nature de cet objet |
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Chercher à connaître cette réalité extérieure à chercheur → une indépendance entre l'objet (la réalité) et le sujet |
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La réalité a ses propres lois, et quasi invariables. |
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La connaissance produite par les positivistes est objective et acontextuelle dans la mesure où elle correspond à la mise à jour de lois, d’une réalité immuable, extérieure à l’individu et indépendante du contexte d’interactions des acteurs. |
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Paradigme interprétativiste : chercher à comprendre comment les acteurs construisent le sens qu’ils donnent à la réalité sociale. |
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- Paradigme constructiviste : contribuer à construire, avec les acteurs, la réalité sociale;
Les individus créent leur environnement par leur pensée et leurs actions, guidés par leurs finalités. |
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- Paradigme interprétativiste et constructiviste : |
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La réalité inconnaissable dans son essence car l’impossibilité de l'atteindre directement |
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La « réalité » (l'objet) : dépendante de l'observateur (le sujet), appréhendée par l'action du sujet qui l'expérimente |
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le monde social : les interprétations grâce aux interactions entre acteurs, dans des contextes toujours particuliers |
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La connaissance produite sera subjective et contextuelle. |
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2) Le chemin de la connaissance emprunté
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Paradigme positiviste : |
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La démarche causale : rendre compte d'un fait social par sa mise en relation avec un autre fait social, un fait extérieur aux individus |
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Causalité linéaire (une cause/un effet); causalité multiple; causalité circulaire |
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Paradigme interprétativiste : |
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la compréhension du sens que les acteurs donnent à la réalité : les intentions, les motivations, les attentes, les raisons, les croyances des acteurs qui porte moins sur les faits que sur les pratiques (Pourtois et Desmet, 1988 : 27-28) |
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Paradigme constructiviste : |
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la démarche de compréhension participe à la construction de la réalité des acteurs étudiés |
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+ « le réel est construit par l’acte de connaître plutôt que donné par la perception objective du monde » (Le Moigne, 1995 : 71-72) |
3)
Les critères de validité de la connaissance
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Paradigme positiviste : |
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+ les connaissances scientifiques / non scientifiques : l'application de critères de validité précis et universels |
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Trois critères : la vérifiabilité, la «confirmabilité», la réfutabilité |
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la vérifiabilité : une proposition synthétique n’a de sens que si et seulement si elle est susceptible d’être vérifiée empiriquement (Blaug, 1982 : 11) |
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la « confirmabilité » : ne pas pouvoir dire qu’une proposition est vraie universellement mais seulement qu’elle est probable (la logique probabiliste de Carnap) |
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la réfutabilité : on ne peut jamais affirmer qu'une théorie est vraie, mais on peut en revanche affirmer qu'une théorie n'est pas vraie, c'est-à-dire qu'elle est réfutée (Popper)
Donc, une théorie qui n’est pas réfutée est une théorie provisoirement corroborée. |
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La logique déductive mais non inductive |
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- Paradigme interprétativiste : |
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Critères : le caractère idiographique des recherches et les capacités d'empathie que développe le chercheur |
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Recherche idiographique : s’intéresser à des événements singuliers |
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Recherche nomothétique : s’intéresser à des lois générales en étudiant l'aspect général, régulier et récurrent des phénomènes |
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La logique inductive plutôt que déductive |
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- Paradigme constructiviste : |
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+ Deux critères : |
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le critère d’adéquation ou encore de convenance : une connaissance est valide dès lors qu’elle convient à une situation donnée (Glaserfeld, 1988) |
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le critère d’enseignabilité : reproductibilité, intelligibilité, constructibilité (Le Moigne, 1995) |
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La logique inductive plutôt que déductive. |
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